Revue des marchés de décembre 2025
Canada Vie - 8 janvier 2026
Les marchés mondiaux ont terminé l’année 2025 en légère progression dans un contexte de résilience de la croissance en Amérique du Nord, de faiblesse de la demande en Chine et de sommets records des principales marchandises, ce qui donne le ton pour
Introduction
Les marchés boursiers mondiaux ont légèrement monté en décembre. Pendant ce mois, la Réserve fédérale des États-Unis (Fed) a abaissé son taux d’intérêt directeur et laissé entendre qu’il pourrait y avoir une coupe de plus en 2026. L’optimisme a cependant été tempéré par l’inquiétude soulevée par le cours des titres de l’IA que certains jugent trop élevé.
L’économie du Canada continue de faire preuve d’une vigueur appréciable en dépit des tensions commerciales avec les États-Unis. Le marché du travail a montré des signes supplémentaires de stabilisation vers la fin du mois avec l’ajout d’emplois qui a contribué à réduire le taux de chômage. Les États-Unis ont annoncé que leur produit intérieur brut (PIB) a enregistré une expansion annualisée de 4,3 % au cours du troisième trimestre de 2025. L’inflation a reculé, ce qui permet d’espérer que la Fed allégera encore les taux d’intérêt en 2026. Lors de sa dernière rencontre de 2025, elle a soustrait 25 points de base de ses taux fédéraux, les portant à l’intérieur d’une fourchette allant de 3,50 % à 3,75 %.
L’indice composé S&P/TSX a été entraîné à la hausse par le secteur des services financiers. Les actions états-uniennes ont un peu baissé. Les rendements des obligations gouvernementales à 10 ans du Canada et des États-Unis ont augmenté. Le prix du pétrole a reculé, celui de l’or a monté.
Au Canada, le marché du travail se relève
Après plusieurs mois de torpeur, le marché du travail canadien paraît s’être enfin stabilisé depuis quelque temps. Comme on l’a annoncé en décembre, l’économie canadienne s’est enrichie de 53 600 emplois en novembre, à l’étonnement des spécialistes qui s’attendaient à ce qu’elle en perde. Ce gain s’ajoute à ceux de 66 600 en octobre et de 60 400 en septembre. Un total de 63 000 emplois à temps partiel s’est ajouté, mais 9 400 emplois à temps plein ont disparu. Il s’agit du deuxième mois consécutif de réduction dans cette arène. Les soins de santé et les services d’hébergement et de restauration ont créé un nombre considérable d’emplois ce mois-ci, ce qui a fait contrepoids à ceux éliminés par le commerce de gros et de détail. La croissance démographique s’étant ralentie depuis quelques mois, le taux d’activité n’est plus que 65,1 %. À la fin de novembre, le taux de chômage était de 6,5 %, son plancher depuis juillet 2024. À sa rencontre de décembre, la Banque du Canada (BDC) a maintenu son taux au jour le jour à 2,25 % au vu de la stabilisation du marché du travail et de la maîtrise de l’inflation. La BDC croit que les taux d’intérêt actuels soutiennent l’économie du Canada tout en gardant l’inflation autour de la cible des 2 %. Elle a toutefois ajouté être disposée à réagir si ses prévisions étaient démenties.
Les États-Unis enregistrent leur meilleure croissance en deux ans
Au troisième trimestre de 2025, la croissance économique des États-Unis a été supérieure aux prévisions et plus rapide que depuis le troisième trimestre de 2023. Le PIB a augmenté au taux annualisé de 4,3 % au troisième trimestre. Ces données ont été publiées tardivement en raison de la fermeture du gouvernement. Pour le troisième trimestre, il n’y aura que deux estimations contre les trois habituelles.
L’économie a tiré profit de l’augmentation des dépenses des consommateurs et du gouvernement, mais aussi des exportations. Pour leur part, les importations ont poursuivi leur chute à cause des importants tarifs douaniers. Les ménages ont dépensé davantage que depuis le début de l’année, preuve que les consommateurs résistent. Les exportations nettes ont également contribué à cet essor, mais la prudence s’impose. Plusieurs entreprises avaient fait des réserves en amont des tarifs, ce qui a faussé les chiffres quant à l’activité commerciale de l’année. Pendant ce temps, l’inflation s’est ralentie à 2,7 % tandis que le marché du travail a montré des signes d’essoufflement. La Fed a réagi en abaissant de 25 points de base le taux des fonds fédéraux qui se situent désormais entre 3,50 % et 3,75 % lors de sa rencontre de décembre. Il s’agit d’une deuxième coupe consécutive de la part de la Fed. Ses administrateurs croient que les taux seront réduits encore une fois en 2026. Mais les choses pourraient changer si un nouveau président est nommé en 2026 et si l’économie évolue.
En Chine, la demande intérieure apathique pèse sur l’activité économique mondiale
La demande intérieure reste apathique en Chine, ce qui se répercute sur sa croissance économique, mais aussi sur celle d’autres pays, notamment européens. En novembre, les ventes au détail ont crû de 1,3 % d’une année sur l’autre, ce qui représente la croissance la plus lente depuis le déclin de décembre 2022. Les ventes d’aliments, d’articles de sport, de vêtement, d’or et d’argent ont diminué pendant le mois. Le gouvernement chinois en a pris bonne note et a adopté plusieurs mesures destinées à stimuler la demande, mesures qui n’ont toutefois pas porté leurs fruits. Mais l’aide s’intensifiera en 2026. À la fin de décembre, Beijing a fait savoir que 9 milliards $ US viendront soutenir la demande intérieure, par exemple en prolongeant son programme d’échange de biens de consommation et en subventionnant certains achats, entre autres de produits électroniques et de téléphones intelligents. La Chine n’est pas la seule à subir les effets de cette baisse de la demande intérieure. Ils se sont fait sentir jusqu’en Europe, notamment en Allemagne, sa principale économie. L’économie de ce pays a fait du surplace (croissance de 0,0 %) au troisième trimestre de 2025, évitant de peu la récession technique après le déclin du second trimestre. S’est opposée à la croissance la baisse des exportations, particulièrement vers les États-Unis — à cause des tarifs douaniers — et vers la Chine en raison de l’apathie de la demande intérieure. En général, l’activité économique de l’Europe n’a pas été étincelante avec sa croissance de 0,3 % du troisième trimestre. Beijing croit que la relance de la demande intérieure profitera non seulement à l’économie chinoise, mais également à l’activité mondiale. Étant donné que les chaînes d’approvisionnement sont interconnectées, le fait que l’activité économique mondiale s’améliore ailleurs pourrait avoir des retombées positives pour la Chine.
Le prix de l’or, de l’argent et du cuivre fracasse de nouveaux records
Certains produits phares ont atteint des prix records en décembre, car les tensions géopolitiques et les projections en matière d’offre et de demande les ont fait monter. Parlons d’abord de l’or qui a poursuivi son ascension amorcée en 2025. Les conflits géopolitiques incessants, jumelés aux inquiétudes soulevées par l’économie mondiale, ont poussé les investisseurs vers cette valeur sûre. De plus, l’éventualité que la Fed réduise les taux d’intérêt, peut-être à maintes reprises, en 2026, a fait bondir la demande pour le métal précieux. En 2025, la hausse du prix de l’or a été bénéfique pour le secteur des matériaux qui s’est hissé au premier rang de l’indice composé S&P/TSX. De leur côté, l’argent et le cuivre ont aussi atteint des sommets inégalés en décembre, entraînés par la rareté appréhendée de la demande. Ainsi, la demande en cuivre a explosé lorsque les acheteurs ont voulu devancer les tarifs que le président Trump avait menacé de lui imposer. Cela ne s’est pas fait étant donné l’importance du cuivre dans l’industrie manufacturière. Par ailleurs, le prix du pétrole a baissé en décembre. Les craintes ayant trait à l’offre ont été alimentées par le conflit opposant les États-Unis au Vénézuéla. Toutefois, l’Organisation des pays exportateurs de pétrole a jeté de l’eau sur le feu en annonçant qu’elle allait interrompre l’augmentation de sa production au cours des prochains mois.
Rendements des marchés - au 31 décembre 2025




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